Le contraste au service du vivant

J'ai grandi entouré de sylviculteurs, de chasseurs, de promeneurs. Des gens qui connaissaient la nature de l'intérieur et qui m'ont transmis une certitude : elle ne nous appartient pas. Nous y sommes tolérés. À nous de mériter cette tolérance.

À seize ans, un photographe extraordinaire, Philippe van Horen, m'a mis un boîtier entre les mains et m'a demandé de lui ramener une bonne photo - une seule - sur une bobine de 36 poses. Ce jour-là, j'ai compris que photographier un animal, c'est d'abord apprendre à attendre, à écouter, à disparaître.

La nature ne m'a plus quitté. Même quand, à deux reprises, la maladie m'a cloué en chambre stérile, c'est elle que j'allais chercher dans ma tête - le bruissement des branches, le silence qui n'en est pas un, la bise sur les joues, l'air du Botswana au petit matin.

Ce site est mon carnet de bord. Ces images en noir et blanc sont ma façon de vous ramener quelque chose de vivant.

Un homme en position à genoux prend une photo d'un éléphant dans la savane, avec un arbre nu et des nuages dans le ciel en arrière-plan, en noir et blanc.

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